Un bombardier b2 en plaine utilisation de la technologie mhd
22 Février 2012

La sonde Phobos-Grunt n'a pas pris sa trajectoire vers Mars
9 novembre 2011
La sonde russe a échoué à prendre sa trajectoire vers Mars quelques heures après son lancement depuis le cosmodrome de Baïkonour. Le décollage a eu lieu mardi à 21h16 (heure de Paris). L'Agence spatiale russe, Roscosmos, a 3 jours pour régler le problème.
La sonde n'a pas pu s'orienter comme prévu
Décollage de la sonde russe Phobos-Grunt à bord d'une fusée Zenit depuis Baïkonour, mardi à 21h16 (heure de Paris).
« Le moteur ne s'est pas mis en marche (...). La sonde n'a pas pu s'orienter d'après les étoiles » du système solaire, a déclaré le chef de Roscosmos, Vladimir Popovkine, cité par l'agence Interfax.
Mais « nous avons trois jours, dans la mesure où les batteries fonctionnent toujours », a-t-il ajouté. Les spécialistes ont 3 jours pour télécharger un nouveau programme de vol, après quoi les batteries de la sonde seront vides, a expliqué M. Popovkine. « Je ne dirais pas que c'est un échec. C'est une situation imprévue, mais elle peut être surmontée », a-t-il estimé.
La sonde Phobos-Grunt - Phobos-Sol en russe - a été lancée, comme prévu, mardi à 21 h16 (heure de Paris) à bord d'une fusée Zenit depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan.
Le contrôleur du vol avait annoncé que la séparation de la sonde du lanceur avait eu lieu et que Phobos-Grunt avait atteint son orbite autour de la Terre. Le champ de gravité devait ensuite lui permettre de prendre la direction de Mars, mais la manoeuvre a pour le moment échoué. Selon une source au sein de l'industrie spatiale russe, citée par Interfax, une défaillance dans le système de gestion de la sonde serait à l'origine de l'incident.
MSL : lancement vers Mars le 25 novembre
3 novembre 2011
Le rover Curiosity de la mission MSL devrait être largué sur Mars en 2012 par le module de croisière de la mission. Objectif : étudier l’habitabilité de la planète rouge à distance.
Un robot extrêmement sophistiqué
Rover Curiosity de MSL. Crédits : Ill. NASA/JPL-Caltech.
Nous avons jusqu’à présent des indices de la présence d’eau sur Mars, il nous faut maintenant des preuves.
Après un lancement prévu le 25 novembre par une fusée Atlas V depuis la Floride et à l’issue d’un voyage d’environ 9 mois, l’objectif de la mission MSL est de poser le rover Curiosity sur la planète rouge.
C’est le cratère Gale qui a été choisi pour ses caractéristiques géologiques et la présence d’argile, preuve que de l’eau liquide a coulé sur place dans un passé lointain.
MSL : percer les secrets de la planète rouge
Rentrée dans l'atmosphère de Mars du module de croisière de MSL avec le rover Curiosity à l'intérieur.
Crédits : Ill. NASA/JPL-Caltech.
Rentrée dans l'atmosphère de Mars du module de croisière de MSL avec le rover Curiosity à l'intérieur.
Crédits : Ill. NASA/JPL-Caltech.
Durant une année martienne, soit 2 années terrestres, le laboratoire mobile extrêmement sophistiqué parcourra et analysera le sol de Mars. Pendant cette période, il devra déterminer si les conditions propices au développement de la vie sur la planète rouge ont un jour été réunies.
Il devrait approfondir la connaissance du climat et de la géologie de Mars grâce à des analyses chimiques précises. Son but plus lointain est de préparer une future exploration humaine.
Avec MSL, l’exploration martienne entre dans une nouvelle ère. D’abord à cause des dimensions du rover qui impliques des techniques d’atterrissage encore inédite.
Un centre de mission au CNES à Toulouse
MSL, une technique d'atterrissage inédite. Crédits : Ill. NASA/JPL-Caltech.
Curiosity emporte, en effet, avec lui 10 instruments scientifiques, ce qui représente 80 kg de matériel. Parmi eux ChemCam et SAM, font l’objet d’une forte contribution française.ChemCam (Chemistry Camera) réalisera des analyses sélectives de la composition des sols et des roches situés entre 1 et 9 m autour du rover, à vue. SAM (Sample Analysis at Mars) analysera, sur place, le sol et le proche sous-sol de Mars et son atmosphère. Il recherchera les composés chimiques liés au carbone, y compris le méthane, associés à la vie.
Centre de mission, FIMOC, de MSL au CNES, à Toulouse. Crédits : CNES/S.GIRARD, 2011.
MSL est une mission du programme d’exploration de la planète Mars de la NASA.
C’est le Jet Propulsion Laboratory (JPL), un centre NASA basé à Pasadena, aux Etats-Unis, qui pilote la mission.
A la demande de l’agence spatiale américaine, la France est impliquée dans les opérations sur les instruments, une fois sur Mars, grâce à un centre de mission, le FIMOC, mis en place au CNES, à Toulouse.
Que deviennent les 2 premiers satellites Galileo ?
25 octobre 2011
Mis en orbite le 21 octobre par la 1ere fusée Soyouz de l’histoire en Guyane, les 2 engins sont actuellement pilotés par les ingénieurs du CNES et de l’ESA, à Toulouse, pour rejoindre leur position finale.
2 satellites en dérive
Mise à poste des 2 premiers satellites Galileo depuis le centre spatial toulousain. Crédits : CNES/E. GRIMAULT, 2011.

Les 2 satellites PFM et FM2 de Galileo ont été placés par la fusée Soyouz à une altitude d’environ 23 200 km le 21 octobre. Débute maintenant la phase de mise à poste qui permettra de positionner les engins à l’endroit précis de la constellation finale du système Galileo.
Tout d’abord, les équipes d’opérations vérifient le bon fonctionnement des équipements et des sous-systèmes vitaux des satellites et les mettent dans leur configuration de vol.
Suite à cela, ils seront placés chacun sur une orbite de dérive. Objectif : laisser s’espacer les 2 satellites de 40° mais aussi les conduire sur la position orbitale précise qui leur a été attribuée.
Mise à poste depuis Toulouse
L'orbite circulaire des 2 satellites PFM et FM2 de Galileo se situe à 23 222 km d'altitude. Crédits : CNES.
Les 1ers tests des instruments à bord seront alors réalisés en parallèle de cette longue manœuvre par les équipes du centre spatial allemand, DLR, et de l’opérateur de réseau satellite Telespazio à Oberpfaffenhofen en liaison avec le centre de Redu en Belgique.
Après quelques jours, la dérive sera stoppée en ramenant les 2 satellites à l’altitude de l’orbite Galileo, soit 23 222 km. Les équipes d’opérations engageront alors les manœuvres de positionnement fin garantissant l’altitude finale des 2 engins à moins de 5 m près.
La phase de mise à poste des 1ers satellites opérationnels de Galileo est réalisée depuis le centre spatial toulousain par une équipe intégrée de 60 personnes du CNES et du centre opérationnel de l’ESA (ESOC – European Space Operations Centre), dans le cadre d’une coopération débutée en 2004.
Elle s’appuie sur un réseau de 7 stations coordonnées depuis Toulouse et déployées à travers le monde. Il est prévu que les mises à poste des satellites suivants soient réalisées alternativement par l’équipe CNES/ESOC à Toulouse et à Darmstadt.

